cheval attaché

Il était une fois un cheval qui était attaché sur le côté de la rue. Chaque fois que quelqu’un tentait de passer, le cheval lui donnait une ruade.

Peu de temps aura été nécessaire pour que plein de gens se rassemblent autour du cheval à la recherche d’une solution.

Puis, un sage bien connu vint à passer. La foule lui dit: «  Le cheval rue sure quiconque tente de passer. Sûrement qu’il finira bientôt par tuer quelqu’un! Qu’est-ce qu’on devrait faire? Qu’est-ce qu’on peut faire?! »

Le sage a regardé le cheval, puis la rue devant lui. Et sans dire un mot, il s’est retourné et a emprunté la rue d’à côté…

J’aime beaucoup cette petite histoire et je trouve qu’elle contient un message important.

Je pense que par moments, il est facile d’assumer qu’on doit accomplir des actes héroïques pour se dépasser.

Je pense à ces gens me disent qu’ils vont courir un marathon sans grande préparation, écrire un livre best-seller du premier coup,  perdre 50 lbs en 2 mois ou tripler leurs ventes cette année… Des choses comme ça.

Selon moi, ces objectifs élevés peuvent être motivants, mais en même temps, ils peuvent mener à une dépendance au stress qui mène presque toujours à l’échec. Combien de fois j’ai vu quelqu’un s’associer très fort avec un de ses buts, si fort que la personne oubliait de penser à ce qu’elle aurait l’air une fois son objectif atteint. Qu’on parle de sa santé physique ou celle de ses relations avec ceux qu’elle aime.

J’aime me rapporter aux lois de la nature quand je cherche quoi faire ou comment réagir. Qu’est-ce que je veux dire?

Quand on se fie aux lois de la nature, on ne se dit jamais « J’espère que la grossesse de ma femme ne va durer que 4 mois cette fois-ci… »  ou « ’Mon enfant a 7 ans aujourd’hui et il atteindra sûrement bientôt sa puberté! »

Quand on s’aligne avec les lois naturelles, on ne pense pas non plus: « J’espère que l’orthopédiste va m’enlever mon plâtre aujourd’hui, ça fait déjà 3 jours que ma jambe est cassée!…» On comprend que dans la nature, chaque chose est un processus qui prend un certain temps.

Ce que j’essaie de dire ici, c’est qu’il y a une sagesse dans la loi de l’effort propre. Parfois, la force et/ou la vitesse ne sont pas aussi puissantes que le pouvoir des petites actions qu’on fait de façon constante, orientées vers un but clair et bien défini. Je sais que dans tout ce qui est important, il y a un timing idéal et un temps à respecter pour que les processus viennent à complétion.

Au niveau de la santé, je crois et j’ai assisté à des guérisons spontanées et à des transformations radicales et rapides; il demeure que souvent, la guérison survient quand on a fait 100 % du travail à faire, et c’est à ce moment-là que le miracle et le cadeau surviennent. Le processus n’est pas toujours linéaire. Plus souvent qu’autrement, je l’ai observé comme étant chaotique. Mais la patience et les petits gestes constants dans la bonne direction finissent généralement par porter fruit.

Jean (pas son vrai nom) me consulte pour un mal de dos qui le dérange au travail et dans son golf. Il me dit que d’habitude, ça prend 2-3 «crack» chez son chiro ou chez le ramancheur mais que là, après 10 fois, ça ne fonctionne pas et c’est ce qui le mène à moi.  Je lui demande ce qu’il attend de moi et il me demande si je pourrai le guérir, moi, en 2-3 visites comme c’était le cas avant. Je lui réponds que je ne sais pas. Je lui demande ce qui est important, récupérer complètement ou le temps que ça va prendre? Il dit les deux, le meilleur rapport qualité/prix. Je lui rétorque que je suis bien d’accord, évidemment et que ça me mène à une autre question: a-t-il des exemples de choses de qualité qui s’obtiennent sans y mettre un minimum de temps? Il me dit que non.

 Finalement, ça lui aura pris 4 mois de soins pour être pleinement soulagé de son mal de dos cette fois-là. Mais en n’étant pas pressé, il a pris conscience de l’influence de son état d’esprit sur sa douleur. En effet, curieusement (wink-wink), il s’est rendu compte que le mal survenait toujours à des moments de sa vie où les choses n’avançaient pas assez vite à son goût…

J’en profite donc pour rendre hommage à tous ceux qui choisissent parfois ce qui est sage, plutôt que forçant; vous me rappelez cette loi naturelle qui dit qu’on ne peut pas tirer sur une carotte pour la faire pousser plus vite. Alors aussi bien se demander si on donne les bons soins pour rendre la terre fertile.  Puis, si c’est le cas,  laisser son stress de côté et faire confiance à la nature.

Ce n’est que lorsqu’on est en mesure d’écouter qu’on peut entendre les opportunités nous appeler…

Et plus souvent qu’autrement, c’est un chuchotement qu’on entendra plutôt qu’un cri!

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