montre dans le sable

Pour répondre à la question, je vous propose une petite histoire :

Matajura était un guerrier japonais animé d’un rêve: devenir un grand samouraï comme son père l’était avant lui. Son père lui avait dit qu’il n’était pas assez rapide et qu’il ne pourrait jamais apprendre. Déterminé, Matajura se rendit auprès d’un maître samuraï aussi célèbre que reconnu afin de recevoir ses enseignements.

Matajura demanda au maître: « Combien de temps ça va me prendre pour devenir un maître comme vous, moi aussi? En supposant que je deviens votre disciple, que je suis avec vous en tout temps et que je fais tout ce que vous me dites de faire, sans jamais chiâler, combien de temps ça me prendra? »

« Dix ans. » répondit le maître.

« Dix ans?! Mon père vieillit et avant que dix ans ne soient terminés, je devrai retourner à lui et en prendre soin. Supposons que je travaille deux fois plus fort, combien de temps ça va me prendre pour devenir un maître? »

« Trente ans » lui dit le maître.

« Mais comment est-ce possible? » demanda Matajura. « Si je vous offre de travailler deux fois plus fort, vous me dites que ça va me prendre trois fois plus de temps! Permettez-moi de m’assurer d’être clair: je vais travailler sans relâche. Aucune peine, aucune difficulté ne sera trop grande. Combien de temps ça va me prendre? »
« Soixante-dix ans » rétorqua le maître. « Un élève aussi pressé apprend lentement. »

J’adore cette histoire. J’ai déjà été l’élève et j’ai déjà été le maître… Je suis persuadé qu’elle vous parle aussi. Faisons le lien avec la guérison à présent.

Quand un patient va chez son docteur, peu importe la sorte de docteur, il demande la plupart du temps de savoir combien de temps ça va prendre pour que son problème disparaisse. En fonction de son expérience, le docteur peut donner un estimé du temps que ça pourrait prendre au patient pour être soulagé. L’entente non-dite entre le docteur et son patient est qu’il est de la responsabilité du docteur d’enlever le symptôme. La plupart du temps, l’entente n’inclut pas de trouver et corriger le problème qui se cache bien souvent derrière le symptôme. C’est le format habituel d’une entente docteur-patient.

Si vous lisez ceci, vous êtes un patient, un patient inactif ou un patient potentiel de V3 Chiropratique à Granby et vous avez probablement été référé à nous par quelqu’un qui vous a décrit comment tel ou tel problème était disparu grâce à nos services. Un mal de dos est le plus probable, c’est à ce type de symptôme que les chiropraticiens sont avant-tout associés dans notre société. Vous vous attendez au même résultat que la personne qui vous a recommandé chez nous. Vous vous attendez sensiblement à la même chose que chez tous les autres docteurs que vous avez vu dans le passé. Cependant, que vous en soyez conscient ou non, en cherchant de l’aide chez V3, vous avez ouvert la porte à un service plus profond que le soulagement.

La première partie de la guérison est la découverte: comment vous faites pour créer vos douleurs, vous tensions, vos attitudes, vos comportements. Comment vous devez faire circuler votre énergie, comment vous devez respirer, comment vous devez positionner votre corps, quelles pensées vous devez avoir, etc. Une fois que vous avez effectué vos découvertes, vous avez la possibilité de changer les comportements ou les circonstances qui vous ont mené à avoir les symptômes que vous aviez au départ. Avec une telle démarche, vous êtes impliqué à part entière dans le processus: vous avez du pouvoir sur vos résultats. Vous n’êtes pas que soulagé, vous guérissez quelque chose en profondeur.

Quand vous me consultez, la plupart d’entre vous choisissent volontier de reprendre votre pouvoir sur votre santé et votre corps, plutôt que de m’en donner la responsabilité. Vous réalisez que vous n’êtes pas une voiture et vous ne voulez pas vous faire réparer, même si ça signifie parfois un délais avant la résolution de votre problème. Vous préférez une vraie solution à un plaster. Pour d’autres, votre attente est que les soins doivent immédiatement vous débarrasser de vos problèmes. Bien que ça arrive souvent, ça ne survient qu’une fois que votre corps a appris à trouver (découvrir) et relâcher sa propre tension.

L’histoire de Louise

Louise (pas son vrai nom) me consulte pour un mal de dos chronique qu’elle traîne depuis plusieurs années. Elle veut savoir quand est-ce que son mal de dos va partir. Si son dos lui fait mal, c’est parce que son corps lui demande un changement. Mon objectif, en redonnant à son corps son Équiblibre NeuroDynamique, c’est que Louise devienne plus consciente des changements qu’elle se doit de faire afin que son corps puisse véritablement guérir. L’alternative qu’elle faisait dans le passé était d’engourdir son mal. Évidemment, ça ne faisait que perpétuer le problème et causer des dommages encore plus grands à ses os et articulations. Louise me mentionne qu’elle a une charge de travail épouvantable. Elle me dit aussi que si elle prenait des pauses au travail, elle n’aurait pas le temps de faire tout le travail nécessaire dans sa journée. Au début, elle était inflexible et refusait de voir toute solution (changement) à son problème. Puis un jour, après 6 semaines de soins, son corps retrouvant progressivement son Équilibre NeuroDynamique, elle s’est demandée ce qui se passerait si elle changeait l’histoire qu’elle se racontait. Elle s’est demandée ce qui se passerait si elle prenait des petites pauses au travail, question que son corps soit plus à l’aise. Serait-il possible alors qu’elle soit plus efficace au travail et qu’elle accomplisse toutes ses tâches en moins de temps? C’était une idée nouvelle pour elle. Son idée. Et aujourd’hui, sa douleur qui durait depuis des années est disparue. Son travail, lui, se poursuit.

Cette histoire ne vous dit pas de prendre des pauses. Ce fut la solution que Louise trouva pour elle-même, en regagnant son Équilibre normal. Plutôt, mon idée était de vous rappeler que si vous vous mettez la main sur le rond brûlant du poêle, c’est supposé faire mal et vous êtes supposé être heureux d’avoir mal. Sans la douleur, votre main brûlerait. Le mal vous indique que vous devez immédiatement oter votre main de là.

Si un patient me consulte et que je lui enlève sa douleur sans qu’il découvre pourquoi sa douleur survient et ce qu’il doit changer, est-ce que je lui ai vraiment fait une faveur? Je ne pense pas. Certes, il se sent mieux mais à quel prix pour le futur? Il y a une tonne de professionnels de la santé qui sont bons pour soulager les gens. Faire disparaître un mal. Ceux qui aident les gens à découvrir l’origine de leur problème et à passer à autre chose, eux, sont plus rares. C’est ce que je m’efforce de faire à chaque jour.

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