en avoir plein le dos

Le système de santé, au Québec comme pas mal partout ailleurs, est axé sur l’élimination des symptômes et des maladies.

Ceci a commencé depuis nos souvenirs les plus anciens, alors que lorsqu’on se faisait mal, maman donnait un bec sur le bobo et soufflait dessus pour qu’on se sente mieux.

En tant qu’adultes, quand ça ne va pas, on prend quelque chose pour le soulager. De nos jours, plusieurs commencent par un produit naturel. Et quand c’est plus sérieux, on passe aux choses sérieuses avec un « vrai » médicament. Nous sommes aussi très rapides pour allumer la télé, prendre du café, boire de l’alcool ou s’empiffrer de nourriture afin de nous engourdir et de ne pas trop porter attention à comment on se sent en-dedans. Est-ce dans notre meilleur intérêt?

Nos cinq sens sont nécessaires, de la vue à l’audition, en passant par le toucher. Nos cinq sens existent afin de nous permettre de ressentir, répondre et s’adapter. Quand on met la main sur le rond de poêle encore chaud, vaut-il mieux le sentir, ou pas? Des maladies importantes (comme la lèpre par exemple) ont comme caractéristique l’incapacité de ressentir avec certains de nos sens.

En tant qu’humains, nous possédons le plus complexe, évolué et sensible système nerveux sensoriel sur la planète. Quand il fonctionne normalement bien sûr.

La Suractivation NeuroStructurelle ressemble étroitement à un circuit électrique qui a sauté. Elle est créée lorsque votre système nerveux est incapable de s’adapter à un traumatisme physique ou chimique ou à un stress mental ou émotif. Depuis cette chute que vous avez faite à vélo à 4 ans jusqu’à la mort de votre père il y a 14 mois. La Suractivation est un mécanisme de survie à court terme qui est efficace et existe pour vous permettre de survivre à court terme, justement. À plus long terme cependant, cette distorsion fragmente votre système nerveux, vous laissant déconnecté de qui vous êtes vraiment et limitant votre qualité de vie.

Les traumatismes de votre passé isolent et séparent littéralement des parties de votre corps les unes des autres. Vous vivez votre vie en portant sur votre dos l’armure que vous vous êtes façonnée en fonction de votre histoire.

Quand votre système nerveux se réveille, guérit et récupère, il vous envoie des messages vous demandant de porter attention. L’épaule qui fait mal, la bédaine qui déborde par-dessus le pantalon, le dos qui semble fragile, l’énergie qui se fait volatile, etc. Plus vous êtes en santé, plus le messager est subtil et plus vite pour réagissez. Plus vous êtes malade, plus le messager parle fort (ça fait mal!!!) et plus il est destructeur pour la manière dont vous vivez votre vie. Si vous étiez dans la jungle, serait-il plus avantageux pour vous de reconnaître la présence d’un lion dans les parages par son cri, ou par son haleine? Avez-vous déjà remarqué que plus souvent vous appuyez sur « snooze » sur votre cadran le matin, plus c’est long et pénible de vous réveiller?

Vous ramener à l’état où vous étiez avant que surviennent les symptômes ou la maladie qui jettent du chaos sur votre vie a été depuis toujours le but du système de santé. Mais ce n’est pas suffisant. Suffit de regarder la santé, le bonheur et la qualité de vie des individus de notre société pour voir que ça ne fonctionne pas vraiment…

Ça ne fonctionne pas parce que vous ramener à l’état où vous étiez avant le symptôme ou la maladie correspond à revenir à l’état qui vous a mené à ce symptôme ou cette maladie.

Les soins de maladie (qu’on a appris à appeler soins de santé) nous empêchent de sentir notre vie afin que nous survivions à court terme. C’est parfait et nécessaire en état de crise. De mon point de vue, les soins de santé devraient consister à vous aider à mieux sentir tout ce qui se passe dans votre corps et dans votre vie.

Ce faisant, il est possible que vous sentiez des morceaux de vous qui avaient été engourdis une bonne partie de votre vie; des émotions refoulées et non exprimées; la puissante désintoxication des abus de nourriture que vous avez fait; les traumatismes physiques que vous avez anesthésié par des médicaments; les problèmes profonds dans votre couple que vous ne pouviez pas voir auparavant; vos désirs de contribuer davantage à votre travail ou dans la société, etc.

Peut-être allez vous sentir tout ça pour la première fois de votre vie. Sur le moment, vous ne vous sentirez pas bien. Mais vous allez ressentir ! Et puisqu’on ne peut pas guérir ce qu’on ne ressent pas, vous allez avoir l’opportunité de changer et vous transformer en profondeur. N’est-ce pas là ce que vous voulez vraiment ? Être VRAIMENT bien ?

Crédits photos: https://pixabay.com/users/Myriams-Fotos-1627417

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